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Ténor

RATIA Sahy

Le jeune ténor français, né à Madagascar, s’est fait un nom la dernière saison dans le rôle de Gandhi lors de la première française de Satyagraha de Philip Glass. Il a remporté un triomphe, salué à l’unanimité par la presse, dans le rôle-titre de Robinson Crusoé de Jacques Offenbach au Théâtre des Champs-Élysées, dans la mise en scène de Laurent Pelly sous la direction de Marc Minkowski. Il a également interprété Nadir dans Les Pêcheurs de perles à l'Opéra de Massy. Il a ensuite participé à la production de Castor et Pollux dirigée par Leonardo García-Alarcón et a de remporté un vif succès dans le rôle d’Arthur dans la version française de Lucie di Lammermoor à l’Opéra-Comique.

Après ses études de chant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Sahy Ratia débute sa carrière avec succès en interprétant Nemorino (L’Elisir d’amore) à l’Opéra d’Avignon en mai 2019, avant de chanter son premier Pâris (La Belle Hélène) au Théâtre de Saint-Gall.

Parmi ses engagements marquants, il interprète Georges Brown (La Dame blanche) de Boieldieu dans la tournée de La Co[opéra]tive (Compiègne, Besançon, Rennes, Quimper, Tourcoing, Dunkerque, Saint-Céré), ainsi que Haroun (Djamileh de Bizet) et Kornélis (La Princesse jaune de Saint-Saëns à l’Opéra de Tours et à Tourcoing, avant d’enregistrer Djamileh pour le Palazzetto Bru Zane.

En 2022-2023, il fait ses débuts au Staatsoper de Berlin dans le rôle de Marzio (Mitridate), chante son premier Tonio (La Fille du régiment) au Théâtre des Champs-Élysées sous la direction d’Hervé Niquet, Ali (Zémir) et Azor de Grétry à l’Opéra-Comique, ainsi que Gilbert (Lucie de Lammermoor) au Festival d’Aix-en-Provence. Il retrouve ensuite Marzio au Staatsoper de Berlin, chante Pedrillo (Die Entführung aus dem Serai) au Théâtre des Champs-Élysées avec le Concert de la Loge, et Mercure (Orphée aux Enfers) à l’Elbphilharmonie de Hambourg sous la direction de Marc Minkowski. À l’Opéra de Nice, il chante le Pêcheur (Le Rossignol de Stravinsky) et le Journaliste parisien / Monsieur Lacouf (Les Mamelles de Tirésias). Il chante également Ruodi, Guillaume Tell à l’Opéra de Lausanne.

En concert, il interprète la partie de ténor dans le Requiem de Mozart, avec le Cercle de l’Harmonie au Festival de Saint-Denis, puis avec le Concert de la Loge au Festival Radio France de Montpellier.

Il a également interprète le Chevalier de la Force (Dialogues des Carmélites) au Théâtre des Champs-Élysées dans la mise en scène d’Olivier Py, ainsi que Séraphin (Giuditta de Lehár) à l’Opéra national du Rhin, et Ferrando (Così fan tutte) en tournée avec Miroirs Étendus.

Parmi ses projets de cette saison figurent notamment le rôle-titre d’Orfeo de Gluck à Nantes, Angers et Rennes, le rôle d’Ismaël dans une version concert de Nabucco au Victoria Hall de Genève, ainsi que ses débuts au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles dans le rôle de Beppe, dans la production de Pagliacci.

Sahy Ratia fait partie des nominés des International Opera Awards 2026 dans la catégorie « Rising Star », une reconnaissance qui vient souligner son parcours et son évolution artistique.

Adagio Artists

« Révérence, enfin, devant la simplicité habitée avec laquelle le ténor Sahy Ratia devient Gandhi en nous laissant au bord des larmes tandis que tombe une pluie d’étoiles. » (Figaro)

« Mais c’est la lumineuse incarnation de Gandhi par Sahy Ratia, qui convainc et émeut, dont la ligne de chant souple et claire s’estompe dans une dernière et poignante psalmodie tenue jusqu’à l’extinction du souffle.» (Le monde)

« Enfin, de spectacle en spectacle, Sahy Ratia confirme les espoirs placés en lui. Par son engagement scénique et sa complicité avec le public, il apporte la vivacité comique nécessaire au personnage de Pedrillo. Sur le plan vocal, le ténor malgache est tout aussi à l’aise dans les passages énergiques de l’air « Frisch zum Kampfe » que dans la délicatesse de la romance « In Mohrenland gefangen war ». (Forumopera)

« Sahy Ratia est un délicieux Ali : rôle bouffe qui peut sembler aisé alors qu’il est truffé de passages difficiles qui ne doivent jamais sentir l’effort sous peine d’en rompre le charme. Vivacité du jeu (quelles roulades !), clarté de la diction, ductilité du timbre et justesse de l’émission, tout suscite la sympathie autant que l’admiration. » (Forumopera)

« Mise en scène et personnages en demi-teintes… à l’exception d’un seul.
C’est aussi que Sahy Ratia leur fait sacrément de l’ombre. Après avoir incarné un Kornélis tour à tour fiévreux, déboussolé et transi d’amour, le voici la tête ailleurs en homme pressé, aussi inconsistant que ses volutes de fumée : un Haroun distant et glacé dont le cœur va se réchauffer in extremis, tel un double masculin de Turandot. Séduction du timbre, souplesse des lignes, présence magnétique (ah ! ce sourire), le jeune ténor malgache est le cœur battant du spectacle. » (Diapason)

« Il n’y en a de toute façon que pour le ténor et Sahy Ratia s’inscrit en digne successeur des meilleurs interprètes de ce répertoire : justesse d’émission, timbre d’une ductilité rare, prononciation limpide, sachant cependant gagner en autorité et en volume dans les moments les plus intenses. Quel Nadir idéal il pourrait être ! » (Forumopera)

RATIA Sahy

Médias

Rafaela ALBUQUERQUE
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